La chasse-galerie, la légende la plus célèbre de l’histoire du Québec révèle peu à peu ses secrets. La firme Oyez Oyez, mandatée par la ville de Contrecœur pour enquêter sur la véracité de cette légende, dévoile les premiers résultats de recherche qui sont déjà spectaculaires.

La maison de Batissette Augé peu avant sa démolition en Juillet 2015

La légende raconte que des bûcherons, obligés de passer la veille du jour de l’an 1824 sur un chantier le long de la rivière Gatineau de cent lieues (480 km) plus loin, conclurent un pacte avec le diable leur permettant de rejoindre leur femme pour le réveillon. À bord d’un canot volant survolant le fleuve Saint-Laurent à près de 120 km/h, les bûcherons se rendent à Contrecœur, dans la maison de Batissette Augé.  Se trouvant à l’époque sur le rang de la Petite Misère (aujourd’hui devenu la route Marie-Victorin), ce lieu mythique était alors reconnu pour réunir «les farauds et les filles de la paroisse». La qualité de son alcool, la beauté de ses filles et le son de la musique qu’on disait entendre même de l’autre côté du fleuve (plus étroit à cet endroit) provoquaient les fougues du curé.

Malheureusement, le temps a fait son oeuvre et malgré le piteux état de la vieille maison de Batissette Augé, la Ville de Contrecœur a réussi à sauver quelques vestiges lors de la démolition, tels que des murs, des morceaux de plancher, le pignon du toit et quelques chaises. Avant d’être présentés au public, ils sont précieusement entreposés en attendant leur éventuelle restauration.

Saviez-vous qu’en honneur à cette légende, la Ville de Contrecœur présente chaque année un festival intitulé «Les Diableries de Contrecœur»? Ce dernier aura lieu les 10-11-12 août prochain, au parc Antoine-Pécaudy (1141, rue des Chênes). Afin de connaître la programmation intégrale, rendez-vous sur la page Facebook Les Événements Diable au Cœur.

Rang de la petite misère